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C’est dans une salle bien remplie (plus de 160 spectateurs) que les Verts et les Bleus croisèrent le fer pour une deuxième fois cette saison, dans ce qui s’avéra être un spectacle foudroyant.
Les animateurs de la soirée ont réchauffé le public sur une note nostalgique, séparant la salle en deux pour jouer à La Fureur. Le public s’en est donné à cœur joie en s’époumonant sur le jeu de la chanson arrêtée. Ce fut un duel très chaud qui a fini en match nul.
Suite à l’accueil de l’arbitre, alias le 8ième péché capital, le match a débuté en force avec une impro de type « gladiateur ». Les improvisateurs nous ont prouvés que la plume de leur imagination ne manquait pas d’encre. À travers des thèmes tout simple comme « tendresse » ou « crème glacée » nous avons pu voir entre autre, de la lutte dans un ring, une journée à l’envers et un curieux commis de dépanneur qui voulait montrer à un de ses clients comment traire une autruche. On sentait déjà l’énergie monter en flèche comme du lait en crème sûre.
Ensuite, dans une très belle improvisation de 5 minutes appelée « derrière le costume », un prêtre abandonnera la soutane pour plutôt s'abandonner à une jeune jouvencelle.
Donnant suite à une impro avec thème à compléter, « pour une poignée de… » les Verts, ayant choisi le mot « peanut », nous ont démontré leurs talents d’imitateurs d’écureuils. Un duel amical entre les rongeurs se terminera par un holdup. Les Bleus quant à eux, avec le mot « Jelly beans », nous ont raconté l’histoire d’un homme qui voulait simplement quelques friandises provenant d’une distributrice, mais qui par malheur se les faisait voler à tout coup. Deux belles improvisations bien interprétées, pratiquement sans parole puisque nos deux équipes avaient la bouche pleine. Du vrai bonbon.
Sur une improvisation de 6 minutes ayant pour thème « Un jour à la plage » le public assista à une histoire très sombre, avec Marie-Christine Gendreau Bouillon jouant le rôle d'une jeune fille timide qui ne sait comment agir face au personnage de Martin Juneau qui lui fait des avances. Une charmante réplique de Marie-Christine en est d’ailleurs ressortie : « Je vais aller voir si l’eau est en eau! ». Après s’être appliquée comme il le faut de la crème solaire pour se protéger du soleil (y comprit le chandail de Martin Juneau!), ceux-ci font la macabre découverte d’un bras humain flottant dans l’eau. Ils découvrent alors une panoplie d’étranges personnages démembrés, là où une partie de volleyball sera engagée avec une sympathique tête coupée. Trouvant leur plaisir malgré l’horreur, les deux personnages principaux commenceront à perdre des membres à leur tour pour se rendre compte qu’ils sont décédés dans un accident de voiture. De l'horreur tout en leur honneur. Puis, dans une charmante comparée, les Verts nous font vivre l’histoire de gangsters transportant à l'intérieur d'un casino une marchandise louche à l'allure précieuse, qui ne s’avère être qu'une simple pizza. Beaucoup trop de piquant! Du côté des Bleus, une soirée entre trois amies de filles se terminera en guerre contre des fourmis qui souhaitent dévorer leur daiquiri aux fraises. Un exterminateur tentera de les aider mais se retrouvera contrôlé par la reine des fourmis.
Un match qui fut sans tache, l’arbitre Drolet ne décernant aucune pénalité. Yves Bernard (Bleus) et Geneviève Boivin (Verts) ont obtenus les étoiles de la soirée.
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Photos: François Angers

Geneviève Boivin (Verts)

Yves Bernard (Bleus)